Membres honoraires

Un membre honoraire est une personne ayant contribué de façon remarquable à la promotion et à la cause de l’architecture de paysage.

L'Honorable T. B. McQuesten (1947)

Né à Hespeler (Ontario) et diplômé en droit de l’Université de Toronto, T. B. McQuesten est conseiller municipal de Hamilton de 1918 à 1920. De 1920 à sa mort en 1948, il siège à la Commission de gestion des parcs de Hamilton. Pendant cette période, le territoire de la ville s’agrandit de plus de 100 ha de forêt-parc. T.B. McQuesten a, en outre, participé au développement des Jardins botaniques royaux et à la construction de la Queen Elizabeth Way. Ministre de la Voirie de l’Ontario et concurremment ministre des Travaux publics de la province de 1934 à 1937, T.B. McQuesten est décédé le 31 janvier 1948. (Photo: Hamilton Public Library Digitization Department via Wikimedia Commons)

 


Le très honorable William Lyon Mackenzie King (1949)

William Lyon Mackenzie King est né à Berlin (ville ontarienne rebaptisée ultérieurement Kitchener) en 1874. Il poursuit à Harvard des études en sciences économiques et en droit à l’Université de Toronto et à l’Université de Chicago. En 1900, il est nommé sous-ministre au nouveau ministère du Travail. Il se joint au Parti libéral et se fait élire député à l’élection partielle de 1908. L’année suivante, il accède au poste de ministre du Travail. En 1919, Mackenzie King est élu chef du Parti libéral. Sous sa direction, les libéraux remportent les élections de 1921, de 1926, de 1935 et de 1940 et dirigent le Canada durant toute la Deuxième Guerre mondiale. Parmi les réformes introduites par, Mackenzie King, on compte l’assurance-chômage et les allocations familiales. Il décède en 1950. (Photo: Library and Archives Canada)


M. Jacques Greber (1949)

Né à Paris en 1882, Jacques Gréber obtient une maîtrise en architecture de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1908. Il se rend par la suite aux États-Unis où il réalise l’architecture des jardins de Harbor Hill et travaille à la conception de jardins de style européen pour des clients américains. En 1917, Jacques Gréber réalise le plan directeur du Benjamin Franklin Parkway, du Logan Square et du jardin paysager du Philadelphia Museum of Art et du Rodin Museum à Philadelphie. Ses plans d’aménagement élaborés en 1939 et en 1950 pour la Ville d’Ottawa ont profondément marqué le paysage urbain actuel. Jacques Gréber est l’auteur de l’ouvrage L’Architecture aux États-Unis paru en 1920. (Photo: Cultural Landscape Foundation)


M. George Swan Challies (1960)

M. Challies a fait des études en droit civil à l’Université McGill et a obtenu un baccalauréat en 1935 et une maîtrise en 1947. Il a été juge à la Cour supérieure de la Province de Québec de 1949 à 1973, y exerçant même les fonctions de juge en chef adjoint de 1963 à 1973. Il a aussi siégé à la Commission de révision du Code de procédure civile du Québec, en plus d’enseigner à son alma mater, qui lui a décerné à cet effet un doctorat honorifique en 1966. Voir la notice nécrologique de M. Challies dans le McGill Law Journal


M. Arthur E. K. Bunnell (1961)

Ingénieur de profession, M. Bunnell a contribué en 1913 au projet d’aménagement à long terme et d’embellissement de la ville d’Ottawa. Au cours des années 1920 et 1930, il était associé au sein de la firme torontoise d’urbanisme et d’architecture du paysage Wilson, Bunnell et Borgstrom, qui a remporté le concours pour l’aménagement de l’entrée nord-ouest de la ville de Hamilton.


M. Thomas W. Thompson (1966)

Né en 1914 dans l’immeuble adjacent au fameux Casa Loma à Toronto, où son père travaille à l’entretien des terrains, Tommy Thompson décroche un emploi, comme étudiant, aux jardins du cimetière Prospect, l’un des cimetières du Groupe Mount Pleasant, sur l’avenue St. Clair ouest. Après ses études secondaires, il s’inscrit au Collège d’agriculture de l’Ontario, à Guelph. Il y obtient un diplôme en 1936 et est embauché comme jardinier au cimetière Mount Pleasant. Lorsque la guerre éclate, il s’enrôle dans l’Aviation royale du Canada, où il reçoit une formation de navigateur-bombardier. Après la guerre, il passe quelque temps au ministère de l’Éducation de l’Ontario, où il occupe les fonctions de conseiller en entretien des parcs, des arénas et des terrains de jeux auprès des municipalités. Il est ensuite nommé surintendant des parcs de la ville de Port Arthur, annexée depuis à Thunder Bay. Thompson revient dans sa ville natale, Toronto, en 1955, en tant que premier commissaire aux parcs du tout nouveau Service des parcs du Grand Toronto, poste qu’il occupe pendant plus de vingt ans. Peu après l’ouverture du Jardin zoologique de Toronto, à Scarborough, il en devient le directeur et s’affaire à corriger les petits problèmes rencontrés au début. Il prend sa retraite en 1981, mais se tient occupé en siégeant à de nombreux comités et en organisant des promenades publiques dans sa ville chérie. Il aime par-dessus tout aller fourrager dans le cimetière Mount Pleasant, et parler de la variété unique d’arbres et d’arbustes qu’on y trouve. Le 1er mars 1985, il rend l’âme à l’Hôpital Western à l’âge de 71 ans. Sont gravés sur sa pierre tombale, son fameux bâton de marche et ces mots qui témoigneront à jamais de son amour pour les parcs et les espaces verts : « Prière de marcher sur la pelouse ». (Notice biographique rédigée par Mike File)


M. Edouard Fiset (1967)

Né en 1910 à Rimouski (Québec), Édouard Fiset obtient en 1940 un diplôme de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Considéré comme « sujet d’un pays ennemi » pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est emprisonné sous le régime de Vichy et n’est libéré qu’en 1944. À la fin de la guerre, il donne des conseils sur la reconstruction de la ville historique de Caen avant de rentrer au Canada. Au nombre de ses contributions, mentionnons sa collaboration avec Jacques Gréber à l’élaboration du plan directeur de la Ville d’Ottawa, la préparation des plans d’urbanisme de Labrieville, Baie-Comeau, Port-Cartier et Churchill Falls, et du plan directeur de l’Université Laval. En 1964, il est nommé architecte en chef de l'Exposition universelle de Montréal de 1967. En plus du plan d’aménagement de l’exposition, Édouard Fiset conçoit plusieurs pavillons, dont les pavillons thématiques aménagés sur l’île Sainte-Hélène et sur l’île Notre-Dame, et supervise le travail de conception d’architectes éminents du monde entier. On lui décerne l’Ordre du Canada pour souligner ses réalisations sur le site d’EXPO '67. Il décède à Montréal, le 27 janvier 1994.


M. George Arnot (1967)

Natif de Winnipeg, M. Arnott a obtenu un baccalauréat en architecture de l’Université du Manitoba en 1948. Il a travaillé à la nouvelle ville de Kitimat, en Colombie-Britannique, avant de déménager à Regina en 1954, où il fonda une entreprise multidisciplinaire portant le nom de Izumi, Arnott et Sugiyama, qui a travaillé au projet d’aménagement du centre commercial Midtown à Saskatoon, ainsi qu’à divers autres projets aux universités de la Saskatchewan et de Regina. M. Arnott a été admis à l’Institut royal d’architecture du Canada en 1968 et il en a été le président en 1970-1971.  


M. Charles-Édouard Campeau (1967)

M. Campeau est né en 1916. En tant que directeur des services d’urbanisme de la ville de Montréal des années 1940 jusqu’en 1958, il a été mêlé de près à de nombreux dossiers importants, parmi lesquels l’aménagement d’espaces verts, la Voie maritime du Saint-Laurent et ses effets sur Montréal, la circulation et la construction d’autoroutes urbaines et la suppression des taudis. Député au fédéral de 1958 à 1962, il est décédé en 1992.


Dr. R. J. Hilton (1967)

Le Dr Hilton a été chef du Département d’horticulture et ensuite le tout premier directeur de l’Arboretum de l’Université de Guelph et président des Jardins botaniques royaux. Un centre à l’Arboretum porte son nom : le R. J. Hilton Centre.  Hilton était au nombre des principaux partisans de la création d’un arboretum à Guelph. Il a aussi été l’éditeur du Canadian Gardener's Guide, publié en 1958. Une bourse à l’Université de Guelph est décernée en son honneur. Avec Norman J. Scott et le doyen N.R. Richards, il était un des artisans du premier programme d’architecture du paysage à voir le jour au Canada, à l’Université de Guelph. Titulaire de la chaire de science horticole à l’Université de Guelph, M. Hilton a été le premier directeur de l’Arboretum et le premier président-directeur général des Jardins botaniques royaux. Il a également rédigé le Canadian Gardener’s Guide, publié en 1958.


Dr. N.R. Richards (1967)

N. R. « Rick » Richards a exercé les fonctions de doyen du Collège d’agriculture de l’Ontario, à l’Université de Guelph, de 1962 à 1972. Scientifique spécialiste des sols, il a été à l’origine de bon nombre des premières études du terrain réalisées en Ontario. Ce membre honoraire de l’Université de Guelph a été, avec Norman J. Scott et R.J. Hilton, un des artisans du premier programme d’architecture du paysage à voir le jour au Canada, à cette même université. Il a reçu un doctorat honorifique en sciences de l’Université Laval en 1967 et est décédé en 2009. Lisez une entrevue avec N.R. Richards


L'honorable Jack Davis (1972)

Né en 1916 à Kamloops (C.-B.), John (Jack) Davis obtient un baccalauréat en sciences appliquées à l’Université de la Colombie-Britannique. En 1939, il reçoit une bourse de la fondation Cecil Rhodes dans la province. Élu à la Chambre des communes en 1962 et en 1963, M. Davis est nommé secrétaire parlementaire du premier ministre Lester B. Pearson en 1965 et en 1968. Il est ensuite ministre sans portefeuille, ministre des Pêches et ministre des Pêches et de la foresterie, en plus devenir le tout premier ministre de l’Environnement du monde anglo-saxon. Défait en 1974, il est élu à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique en 1975 et occupe le poste de ministre des Transports et des Communications du nouveau gouvernement provincial. Il démissionne en 1978, mais est réélu en 1979 et en 1983, avant d’accéder au poste de ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières en 1986. Il décède en 1991.


M. Patrick Joseph Moran (1975)

Ce spécialiste de l’horticulture et architecte paysagiste est mieux connu pour son travail au sein de la Wascana Centre Authority de Regina (Saskatchewan). Sous sa direction, ce parc est devenu célèbre pour sa beauté. Actif au sein de nombreux organismes professionnels et de diverses sociétés culturelles, il a accompli un bénévolat fort apprécié à l’échelle locale et dans des pays en développement. Il est décédé en 2010.


M. Dieter Martin (1977)

Dieter Martin a reçu, en 1949, un diplôme en horticulture ornementale du ministère bavarois de la Nutrition, de l'Agriculture et des Forêts à Aschaffenburg (Allemagne). M. Martin est gestionnaire de projet pour la Ville d’Aschaffenburg jusqu'en 1953, année où il accepte le poste de jardinier en chef adjoint de l'Université de l'Alberta à Edmonton, poste qu’il occupera jusqu'en 1957 avant d’être promu jardinier superviseur. En 1976, il fonde Dieter Martin Greenhouse Ltd., une entreprise-conseil auprès de clients comme l'Université du Manitoba ou l’autorité de la vallée de Meewasin. Tout au long de sa carrière, Dieter Martin a contribué à rehausser l’aspect professionnel des projets universitaires, notamment durant les premières années de développement du campus, favorisant ainsi le recours systématique à des services d'architecture de paysage par les universités.


Prof. G. Angus Hills (1978)

Né en 1902 dans une famille d’agriculteurs de l’Ontario, George Angus Hills s’est lancé lui-même dans l’agriculture dans les Prairies en 1919, avant d’amorcer des études au Collège d’agriculture de l’Ontario, dans la ville de Guelph, en 1934. S’intéressant à l’étude des sols, il est devenu un spécialiste en la matière et a élaboré un système de classification des sols qui établit des liens entre les éléments du profil pédologique et les conditions du milieu. Ce système a contribué à expliquer l’influence des sols sur la production agricole et leur capacité de résistance à la dégradation. M. Hills a été embauché par le ministère ontarien des Terres et des Forêts en 1944, où il fit des recherches sur les sols dans le nord de la province, notamment dans les riches étendues de la Clay Belt, afin d’y trouver les endroits les plus prometteurs pour pratiquer l’agriculture. Plus tard, de 1954 à 1967, il a effectué des recherches, pour le compte de la province, sur la productivité des forêts. Ces expériences variées ont aidé Hills à mettre au point un système global de classification des terrains, à des fins agricoles, forestières, récréatives et autres. Son ouvrage intitulé The Ecological Basis of Land Use Planning, paru en 1961, est devenu un classique dans le domaine de l’analyse et de l’aménagement des terrains. Certains des concepts mis de l’avant et des outils imaginés par Hills sont utilisés dans le monde entier de nos jours pour l’aménagement du paysage à l’échelle régionale, par exemple : la division des continuums naturels en catégories graduées à des fins d’analyse et de comparaison; les concepts de capacité, de pertinence et de faisabilité et leur application possible aux lieux et paysages; la division de vastes territoires en unités de paysage et le recours à différents scénarios hypothétiques pour mesurer les impacts possibles de certaines interventions dans le paysage. (Biographie rédigée par Ron Williams)


M. Roberto Marx (1980)

Roberto Burle Marx est né en 1909 à São Paulo (Brésil). En 1930, il entreprend des études à l’École nationale des beaux-arts de Rio. Dès 1932, il conçoit son premier aménagement paysager pour une résidence privée – la maison Schwartz. En 1949, il fait l’acquisition d’un vaste domaine en banlieue de Rio de Janeiro et se joint à des expéditions dans la forêt tropicale avec des botanistes, des architectes paysagistes, des architectes et d’autres chercheurs afin d’y recueillir des spécimens de plantes. Sa propriété de Guaratiba est maintenant un monument national. En 1955, il fonde un cabinet et ouvre un bureau à Caracas (Venezuela) en 1956. Outre l’architecture de paysage, il faisait de la gravure et s’intéressait à la conservation, à l’écologie et aux sciences naturelles, en plus d’être un peintre, un musicien et un artiste aux multiples talents. Il est reconnu comme le fondateur de l’architecture de paysage moderne au Brésil. Il est décédé en 1994. (Photo: flickr)


L'honorable Thomas R. Berger, Q.C. (1981)

Thomas Berger est né à Victoria (C.-B.) en 1933. Élu à la Chambre des communes en 1962, il est défait l’année suivante. Élu député provincial en 1968, il devient chef du NPD de la province peu de temps après. Il est nommé juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique en 1971, fonction qu’il a occupée jusqu’en 1983. Il est surtout connu pour avoir dirigé la Commission royale d’enquête du Pipeline de la vallée du Mackenzie et pour avoir soutenu que les Autochtones et les femmes du Canada devaient être inclus dans une charte des droits. Il préside la Alaska Native Review Commission de 1983 à 1985, est nommé président de la Vancouver Election Commission en 2003 et, en 2005, conciliateur chargé de résoudre l’impasse dans laquelle se trouvaient les gouvernements du Canada et du Nunavut et la société Nunavut Tunngavik Incorporated, et de trouver une façon d’assurer la mise en œuvre de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Nommé officier de l’Ordre du Canada en 1989, il a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en 2012. (Photo: Martha Harbell)


Norman J. Scott (1982)

Norman J. Scott (1912-1991), diplômé en 1937 de l’OAC (Guelph) en horticulture ornementale, a obtenu en 1939 une maîtrise en physiologie végétale à l’Université de l’Ohio. Il a commencé par administrer puis par détenir les Brookdale-Kingsway Nurseries à Bowmanville (Ontario), de 1939 à 1959, année de sa « retraite » à Toronto où il a fondé le cabinet Canadian Horticultural Consulting Co. Limited. Pendant cette semi-retraite, M. Scott a été fiduciaire du Centre Centennial des sciences et de la technologie (connu comme le Centre des sciences) de Toronto. Il a également siégé comme membre de la Metropolitan Toronto and Region Conservation Authority (maintenant TRCA) et d’une foule d’associations professionnelles et de l’industrie, dans les années 1960 et 1970. Il a également été membre du Conseil des gouverneurs de l’Université de Guelph (1965-1970). En compagnie du Dr R. J. Hilton, du doyen N. R. Richards, de Leslie Hancock et d’autres, on lui doit la promotion du premier programme d’architecture du paysage au Canada créé à cette même université. Au début des années 1970, au nom de l’OALA, il a fait pression sur la province de l’Ontario jusqu’à l’adoption de la loi encadrant cette association d’architectes paysagistes (The OALA Act).


Maire Jean Drapeau (1984)

Jean Drapeau est né à Montréal en 1916. Il a remporté les élections municipales de 1954 et a commencé à transformer la ville de Montréal en une grande métropole mondiale. Il a été réélu en 1960 sur sa promesse de construire un métro et d’appliquer une gouvernance exemplaire. M. Drapeau a également procédé à une réforme du système électoral, a modernisé le service de police et a amené à Montréal les Expos et les Jeux olympiques d’été de 1976. Après sa démission en 1986 pour des raisons de santé, il a terminé sa carrière comme ambassadeur du Canada à l’UNESCO, à Paris. Il est décédé en 1999. (Photo: Le Devoir)


L'honorable Tom MacMillan (1989)

Tom McMillan est né à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) en 1945. Il a poursuivi des études en sciences politiques à l’Université de l’Î.-P.-É., à l’Université Queen's, à l’Université du Nouveau-Brunswick et à l’Université Trent. Avant d’être élu à la Chambre des communes en 1979, il a été professeur invité en sciences politiques à l’Université Laurentienne, chargé de cours au Sir Sandford Fleming College, adjoint spécial du leader parlementaire du Parti progressiste-conservateur, l’honorable Robert Stanfield, directeur général du comité consultatif en matière de politique de M. Stanfield, directeur général de la Commission ontarienne des droits de la personne et président du Book and Periodical Development Council du Canada. En 1984, il a été le premier ministre d’État à temps plein responsable du tourisme, un poste qu’il a occupé jusqu’au milieu de l’année 1985, après quoi il a occupé celui de ministre de l’Environnement jusqu’en 1988.


Dr. Jennifer Shay (1991)

Née à Hull (Angleterre), Jennifer Shay obtient un baccalauréat en sciences de l’Université de Londres en 1952. Elle émigre au Canada en 1957 et obtient une maîtrise en sciences et un doctorat en philosophie en 1964 à l’Université du Manitoba où elle devient professeure adjointe en 1965, puis professeure associée en 1967 et professeure titulaire en 1975. Elle est directrice fondatrice de la Delta Marsh Field Station de 1966 à 1986. En 1995, elle est nommée professeure émérite de botanique à la Faculté des sciences de l’Université du Manitoba en 1995. En 1988, elle a été reçue membre de l’Ordre du Canada avant d’en être promue  officier en 2000. Mme Shay est récipiendaire de nombreux prix et distinctions, notamment : Shikar-safari Conservation Award (1970), membre à vie de la Manitoba Naturalist Society (1976), Canadian Nature Federation Douglas Pimlott Conservation Award (1979), Manitoba Naturalist Society Ernest Thompson Seaton Distinguished Naturalist Award (1982), membre à vie honoraire du Musée manitobain de l’Homme et de la Nature (1982), Canadian Botanical Association Distinguished Service Award (1984), Peter D. Curry Chancellor's Award (1987), membre de l’Ordre du Canada (1988), membre à vie honoraire de la Manitoba Association of Landscape Architects (1990), Outreach Award de l’Université du Manitoba (1990), H.H. Saunderson Teaching Award de l’Université du Manitoba (1992), médaille J.B. Harkin de la Société pour la nature et les parcs du Canada (1992), Manitoba Eco-network Environmental Award (1993), membre honoraire de l’Association des architectes paysagistes du Canada (1994), Canadian Healthy Environment Award for Lifetime Achievement (1996), YWCA Woman of Distinction (1997) et officier de l’Ordre du Canada (2000).


Mme Pleasance Crawford (1993)

Pleasance Kaufman Crawford est une historienne torontoise de l’aménagement paysager diplômée du Oberlin College et de l’Université de Toronto. Pendant 25 ans, elle s’est spécialisée dans la recherche, la documentation et l’évaluation des paysages culturels canadiens, souvent à titre de membre d’une équipe multidisciplinaire de professionnels du patrimoine. Elle a corédigé une anthologie intitulée Garden Voices: Two Centuries of Canadian Garden Writing (Toronto: Random House of Canada, 1995; Vintage Canada, 1997) et a été membre du conseil d’administration de la Ontario Association of Landscape Architects, de l’Association canadienne d’experts-conseils en patrimoine et de Friends of the Archives of Ontario.(Photo: Charles Crawford)


Prof. Roger B. Martin (1993)

Né au Minnesota, Roger B. Martin obtient son baccalauréat en sciences avec spécialisation en horticulture à l’Université du Minnesota en 1958; il décroche ensuite une maîtrise en architecture de paysage à l’Université Harvard. En 1961, il reçoit le Prix de Rome et est invité à l’Académie américaine à Rome, puis il accepte un poste de professeur adjoint au College of Environmental Design du campus Berkeley de l’Université de la Californie. En 1966, on lui demande de concevoir un programme d’études en architecture de paysage pour l’Université du Minnesota. En 1969, il cofonde InterDesign Inc., une entreprise de design interdisciplinaire qui se consacre à la résolution créative collective de problèmes. Cette approche donne lieu, notamment, à la création du Jardin zoologique du Minnesota, à la rénovation de plus de 80 km du réseau routier de Minneapolis et à l’aménagement de la zone riveraine de cette ville. De 1984 à 1998, il est associé de Martin and Pitz Associates. En 1980, il travaille à l’Université de Melbourne. En 1968 et en 1969, M. Martin a reçu la médaille Bradford Williams, décernée par l’ASLA, pour la rédaction de documents professionnels de qualité exceptionnelle.


Maire Pierre Bourque (1995)

Né à Montréal en 1942, Pierre Bourque est directeur du Jardin botanique de la ville de 1980 à 1994. Il fonde le parti Vision Montréal et occupe le poste de maire de 1994 à 2001. Durant sa carrière, il a appuyé l’aménagement de parcs, réalisé des initiatives de plantation d’arbres, créé des écocentres (matières réutilisables) et mis sur pied le programme Éco-Quartier (recyclage). (Photo: Ville de Montréal, Gestion de documents et archives)

 

 

 


M. Malak Karsh (2000)

D’origine arménienne, Malak Karsh est né à Mardin (Turquie) en 1915. Il émigre au Canada en 1937 et travaille auprès de son frère, Yousuf Karsh, renommé photographe portraitiste. En 1963, il prend une photo de billes de bois flottant sur la rivière des Outaouais qu’il intitule Paper and Politics; elle illustrera l’endos du billet d’un dollar de 1969 à 1979. Malak Karsh a été l’un des fondateurs du Festival des tulipes qu’il présidait encore à titre honoraire au moment de son décès. Promu officier de l’Ordre du Canada en 1996, il est décédé en 2001. (Photo: George Hunter, R.C.A.)


Mme Jean E. Pigott (2000)

Jean Elizabeth Morrison Pigott est née en 1924. Présidente et PDG de l’entreprise familiale, la boulangerie Morrison-Lamothe, elle était l’une des trois seules femmes PDG au Canada au début des années 1970. En 1976, elle remporte une élection partielle dans la circonscription Ottawa-Carleton et devient députée pour le Parti progressiste-conservateur à la Chambre des communes. En 1979, elle perd son siège et Joe Clark l’engage comme conseillère. En 1984, Brian Mulroney la nomme présidente de la Commission de la capitale nationale. Elle a également été la première femme à siéger au conseil d’administration d’Hydro Ontario, en plus d’être membre du CA de la société Canadian Tire. Elle a également présidé le conseil d’administration du Centre des congrès d’Ottawa et du Centre for Studies of Children at Risk de Hamilton (Ontario). En 1995, elle est devenue officière de l’Ordre du Canada. Mme Pigott est décédée en 2012.


Alexandre Reford (2001)

Né à Ottawa en 1962, Alexander Reford est diplômé de l’Université de Toronto et de l’Université Oxford. Il a été doyen du St. Michael’s College de l’Université de Toronto de 1987 à 1995, une fonction qu’il a quittée pour devenir directeur des Jardins de Métis (Reford Gardens). Il est l’arrière-petit-fils d’Elsie Reford, créatrice de ces jardins situés près de Rimouski (Québec), et il a joué un rôle de premier plan dans la création de l’OSBL qui a permis l’acquisition des Jardins de Métis par le gouvernement du Québec en 1995. Pendant son mandat, les Jardins et les édifices historiques du site ont subi une restauration complète. De plus, il a cofondé le Festival international de jardins. Membre du conseil d’administration de la Commission canadienne du tourisme et président de l’Association touristique régionale de la Gaspésie, M. Reford est l’auteur de nombreux ouvrages et articles et il contribue fréquemment au Dictionnaire biographique du Canada. Il est également l’auteur des biographies de Lord Mount Stephen et de Lord Strathcona, ainsi que de ses arrière-grands-pères, Robert Meighen et Robert Reford.


L'honorable Peter Lougheed, P.C., C.C., Q.C. (2001)

Edgar Peter Lougheed est né à Calgary en 1928. Après une brève carrière comme joueur de football, il obtient un diplôme de l’Université de l’Alberta, accède au milieu des affaires et exerce le droit à Calgary. En 1965, il est élu chef du Parti progressiste-conservateur de l’Alberta. À titre de premier ministre, il accroît le développement des ressources pétrolières et gazières, crée le Alberta Heritage Fund et dépose la Déclaration des droits de l’Alberta. Il a également joué un rôle de premier plan dans la candidature de Calgary aux Jeux olympiques d’hiver de 1988. En 1986, il est nommé compagnon de l’Ordre du Canada et en 1989, il reçoit le Alberta Order of Excellence. M. Lougheed est décédé en 2012. (Photo: Glenbow Museum)

 


S.A.R. Charles, prince de Galles (2001)

Le prince de Galles est né à Buckingham Palace en 1948. À partir de 1967, il fréquente l’Université de Cambridge où il étudie l’archéologie et l’anthropologie, puis l’histoire au collège Trinity. En 1970, il prend possession de son siège à la Chambre des Lords. À partir de 1971, il suit une formation militaire dans la Royal Navy. Au fil des ans, Son Altesse Royale a nourri une vaste gamme d’intérêts qui se reflètent dans les œuvres de bienfaisance du prince, un groupe d’organismes sans but lucratif dont il est le mécène ou le président. L’intérêt qu’il manifeste pour des questions comme le cadre bâti, la durabilité de l’environnement à l’échelle mondiale, les perspectives offertes aux jeunes, l’éducation et la foi s’est accru avec le temps, comme le démontrent bon nombre de ses articles et discours. (Photo: flickr)


M. Larry Beaseley (2006)

Larry Beasley est né en 1948. En 2004, il est nommé membre de l’Ordre du Canada pour avoir joué un rôle de premier plan dans la transformation du centre-ville de Vancouver en une communauté urbaine dynamique et agréable à vivre. Tout au long de sa carrière dans la fonction publique, M. Beasley a participé à des initiatives communautaires, notamment l’Institut pour la citoyenneté canadienne. Récemment, il était encore codirecteur de la planification pour la Ville de Vancouver, et on lui attribue le mérite de la transformation du centre-ville selon des critères d’urbanisme néo-traditionnel.


M. Julian Smith (2012)

Liane and Julian SmithJulian Smith, né à Montréal, a grandi à Delhi (Inde) et à Cambridge (Massachusetts). Après des études à Oberlin, au MIT et à Cornell, il a travaillé au Institute for Architecture and Urban Studies de New York. De retour en Amérique, plus précisément au Canada, il accède au poste d’architecte en chef de la restauration au sein du Programme des lieux historiques nationaux. M. Smith ouvre ensuite son propre cabinet de planification et d’architecture, et fonde et dirige le programme d’études supérieures en conservation du patrimoine à l’Université Carleton. On lui doit notamment la restauration du mémorial de Vimy, en France, du Pavillon Aberdeen à Ottawa et de l’édifice Lister à Hamilton, ainsi que les plans directeurs pour la restauration des édifices du Parlement à Toronto et de la Ferme expérimentale centrale à Ottawa, de même que pour l’aménagement du nouveau campus d’un collège historique dans le sud de l’Inde. M. Smith a rédigé des documents de politique pour le compte de divers organismes fédéraux et provinciaux au Canada. Il a aussi été le représentant du Canada à l’UNESCO lors de la rédaction de la nouvelle convention internationale sur la protection des paysages urbains historiques. Conseiller en architecture du conseil d’administration de l’Université Queen’s, il a déjà siégé au Comité consultatif ministériel de Patrimoine canadien et participe fréquemment à des forums internationaux. M. Smith s’est vu décerner la Médaille Gabrielle-Léger par la fondation Héritage Canada, de même que le Prix Éric-Arthur par l’Architectural Conservancy of Ontario, pour l’ensemble de ses réalisations en conservation du patrimoine. Il occupe actuellement les fonctions de directeur général de l’École des arts de la restauration Willowbank et celles de directeur du Centre de protection des paysages culturels à Queenston en Ontario. (Photo: Jean Landry)


Susan Buggey (2014)

Madame Buggey s’intéresse aux paysages culturels depuis de nombreuses années et mène des activités de recherche, d'évaluation et de rédaction s’y rapportant. Elle a travaillé pour Parcs Canada, initialement comme historienne et finalement comme cadre supérieure du programme de recherche multidisciplinaire sur l’histoire et le patrimoine bâti, y compris les paysages culturels. Elle a joué un rôle clé dans le développement du concept de paysages culturels dans le cadre du programme et par la suite à plus grande échelle. Madame Buggey a également donné divers cours succincts sur la conservation des paysages historiques et sur les paysages culturels, en plus d’avoir enseigné à l’Université du Manitoba, l’Université de Montréal et l’Université de Victoria. Au début des années 1990, elle a participé à des réunions internationales d’experts organisées par l’UNESCO afin d’élaborer des lignes directrices pour inclure des paysages culturels dans la liste du patrimoine mondial, un sujet continuel d’intérêt et d’activité pour madame Buggey. Depuis 1975, madame Buggey rédige des articles pour diverses publications nationales et internationales. Ses écrits et ses travaux de recherche récents ont porté sur les valeurs associatives des paysages culturels et sur les paysages culturels autochtones, un concept qu’elle a contribué à développer. Elle est cofondatrice de l’Alliance for Historic Landscape Preservation et membre de l’Association internationale pour la préservation et ses techniques. Elle s’est engagée activement pendant plus de 35 ans dans des organismes nationaux et internationaux voués à la conservation du patrimoine, parmi lesquels figurent actuellement le Comité scientifique international des paysages culturels de l'ICOMOS/IFLA et un groupe de travail de la Commission mondiale des aires protégées de l'UICN. Mme Buggey est décédée en 2015. Hommage à Susan Buggey, membre honoraire de l'AAPC, par Ron Williams


Dre Mary-Ellen Tyler (2016)

Titulaire de diplômes d’études supérieures interdisciplinaires dans les domaines de la conception de l’environnement et de la gestion des ressources, Mme Tyler a près de quarante années de pratique professionnelle et de recherche en planification de l’environnement, en écologie du paysage, en gestion des ressources hydriques, et en conception écologique. En plus d’avoir participé à des projets internationaux en Chine, en Thaïlande, au Mexique, au Pérou et en Équateur, Mary-Ellen Tyler a reçu le soutien du CRSNG, du CRSH, de la SCHL et du Réseau canadien de l’eau pour ses recherches portant sur les bassins hydrographiques urbanisés, sur l’utilisation du sol et la gestion de l’eau, et sur les effets cumulatifs du développement énergétique sur les paysages et sur les bassins versants. Dre Tyler a assumé plusieurs fonctions au sein de cabinets de planification et d’architecture de paysage en Alberta et en Colombie-Britannique, et dans la fonction publique fédérale à des postes liés à la planification et à la conception d’importants projets de développement des ressources. Elle a occupé son premier poste d’enseignante universitaire à l’École de planification urbaine et régionale de l’Université de Waterloo. Elle a ensuite œuvré comme vice-doyenne de la Faculté d’architecture de l’Université du Manitoba – elle y a enseigné la planification urbaine et l’architecture paysagère. En 1998, elle a été nommée doyenne de la Faculté de conception environnementale de l’Université de Calgary. Elle est l’une des fondatrices du Alberta Low Impact Development Partnership. Elle a également fait partie du groupe de travail national d’Infrastructures Canada sur les infrastructures municipales et les pratiques exemplaires en matière d’aménagement du territoire, et elle a siégé au Conseil d’agrément de l’AAPC pendant cinq ans. Elle est colauréate d’un prix du mérite décerné par un concours international pour son travail de conception en aménagement urbain écologique du Projet d’aménagement de la collectivité durable d’Okotoks (Alberta). Elle a par ailleurs reçu un prix d’excellence de la Grand River Conservation Authority pour ses travaux de restauration écologique. Au cours de sa carrière universitaire, elle a supervisé les thèses de près d’une centaine d’étudiants des cycles supérieurs et, à ce titre, a reçu deux prix pour l’excellence en matière de supervision. Récemment, Dre Tyler a joué un rôle majeur dans l’élaboration du nouveau programme de maîtrise en architecture de paysage de l’Université de Calgary. Lire le communiqué de presse...