Prix d'excellence pour l'ensemble de ses réalisations

Il s'agit du prix de l'AAPC qui rend hommage à un(e) architecte paysagiste membre de l'AAPC dont les réalisations exemplaires et les contributions à la profession ont eu un effet unique et remarquable sur le bien-être de la population et sur l'environnement.


Lauréats

Danièle Routaboule (2021)

Danièle Routaboule fait partie des pionniers de l’architecture de paysage au  Québec. Membre fondatrice de l’AAPQ elle en a été successivement  conseillère, secrétaire et présidente. Elle a participé avec Douglas Harper au  développement de l’École d’architecture de paysage de l’Université de Montréal  et est devenue membre Associée de l’AAPC en 1983. Sa carrière comprend de  nombreux projets en pratique privée dans les bureaux Georges Robert à Trois-Rivières et La Haye et Robert à Montréal. Ses travaux, effectués à  travers l’ensemble du Québec et au nouveau Brunswick, sont d’une grande  diversité allant de l’urbain au régional et représentent un important témoignage  des débuts de la profession et de l’histoire de l’architecture de paysage au pays.  Elle a aussi, durant cette période, participé à l’élaboration d’une douzaine de  plans directeurs d’urbanisme dans diverses régions du Québec, puis a  également œuvré à de vastes projets d’aménagements paysagers à l’étranger  dont la France et le Sénégal.  

D’abord professeure adjointe à mi-temps, elle passe à professeure agrégée plein-temps puis devient titulaire de l’École d’architecture de paysage de l’Université  de Montréal. Elle y développe les cours de dessin et graphisme, d’histoire de la  composition des jardins au vingtième siècle et des expressions paysagères  contemporaines. Également artiste en art visuel, elle a particulièrement développé en atelier les relations entre art et paysage. Elle a été membre de  nombreux comités tels ceux d’architecture de l’Hydro-Québec, du Ministère de  l’Environnement, du Comité de design de la Commission de la Capitale  Nationale à Ottawa. Son rayonnement universitaire s’est étendu en enseignant  l’architecture de paysage à l’étranger: en Angleterre à la School of Landscape architecture of Gloucester, au Chili à la INACAP de Santiago, au Mexique à la  BUAP de Puebla et à LAS AMERICAS de Cholula. Elle a été conférencière  à la UNAM et à la UAM-X de Mexico, à la UVC de Caracas au Vénézuela, Elle  est également l’auteur de nombreuses expositions solo à Montréal et Toronto, de  montages numériques sur des éléments du paysage et sur des paysages  montréalais et ruraux en mutation.

Chris Phillips (2020)

Chris Phillips est membre de l'Association des architectes paysagistes du Canada et un partenaire fondateur de PFS Studio, une entreprise d’architecture de paysage, de design urbain et d’urbanisme de Vancouver. PFS Studio a reçu plus de prix de design AAPC que toute autre entreprise au Canada, beaucoup pour des projets que Chris a dirigés. Chris a dirigé une gamme variée de projets acclamés allant des plans directeurs à grande échelle de la collectivité et du campus à la conception de parcs, d’espaces ouverts et du domaine public des grands projets urbains. 

Au cœur de la philosophie de conception de Chris se trouve l’importance des espaces publics ouverts dans la création de lieux, en tant que lieu de vie et de culture publiques urbaines, et en tant que possibilité de diversité écologique. L’approche de conception de Chris vise à refléter le contexte régional et du site, à collaborer avec les collectivités touchées et les décideurs municipaux, à faire preuve d’innovation durable et à créer des espaces publics inclusifs qui améliorent et animent la vie urbaine. Chris encourage l’inclusion de l’art public dans son travail et il a déjà été président du comité d’art public de la ville de Vancouver. Chris a fait part de sa vaste expertise professionnelle et de ses idées novatrices sur les comités consultatifs de conception urbaine, en tant que membre de la Vancouver City Planning Commission et sur de nombreux jurys d’art et de design.

_MG_8316.JPGPeter Jacobs (2018)

Peter Jacobs est professeur émérite à l’Université de Montréal et président du Conseil du patrimoine de Montréal. Il est membre et ancien président de l’Association des architectes paysagistes du Canada, un associé de la Fellow of the American Society of Landscape Architects, un membre honoraire de la Columbian Society of Landscape Architects, et le délégué du Canada auprès de la Fédération internationale des architectes paysagistes. Il a siégé à de nombreux comités de rédaction scientifiques et professionnels, et il a rédigé et édité des publications sur le développement durable et équitable, la perception du paysage et la théorie de la planification. Il a été président du College of Senior Fellows of Dumbarton Oaks où il fut nommé le premier « Associé émérite Beatrix Farrand ». Il a été président de la Commission de la planification de l’environnement de l’Union internationale pour la conservation de la nature et, après 38 ans, il a pris sa retraite en tant que président de la Commission de la qualité de l’environnement Kativik. Il fut membre de nombreux jurys de design et il continue de collaborer à des projets de planification et de design, dont beaucoup lui ont valu des distinctions professionnelles. Il a récemment été nommé membre de l’Académie royale des arts du Canada.

Dr. Douglas Olson (2017)

Douglas_1 Square.jpgDouglas Olson, DDES, MAP, AAAPC, est le PDG de O2 Planning + Design. Titulaire d’un doctorat en design de l’Université Harvard, Douglas a été chargé de cours à l’École d’études supérieures de design de l’Université Harvard. Il est actuellement professeur adjoint à la Faculté de design environnemental de l’Université de Calgary. Il est membre associé de l’Association des architectes paysagistes du Canada et membre de l’American Society of Landscape Architects et de l’Association internationale pour l’écologie du paysage. Il est également membre fondateur et président du SAFE Design Council, un organisme à but non lucratif visant à réduire l’incidence de la criminalité grâce à une conception éclairée. Tout au long de sa carrière de 30 ans, Douglas a influencé l’aménagement, le design et la gestion du territoire à plusieurs échelles. De l’aménagement régional à grande échelle à des projets urbains bâtis, il a travaillé partout au Canada, en Afrique, en Amérique centrale, en Chine, en Colombie, en Mongolie et aux États-Unis. À toutes les échelles, son travail met l’accent sur le design contemporain, l’urbanisme écologique et l’écologie des paysages. Au cours des dernières années, Douglas a lancé des processus et des projets dans le domaine du géodesign, jumelant la modélisation SIG aux processus de design et de planification. Son portfolio démontre que les architectes paysagistes, œuvrant à petite et à grande échelles, peuvent diriger de grands projets interdisciplinaires fondés sur le design et la créativité, et soutenus par l’analyse, la science et la technologie. 

Robert N. Allsopp (2016)

ROBERT N. ALLSOPP, AAAPC /ARIBA /MRTPI /CIP /OPPI /OALA/MALA (hon.). Architecte, architecte paysagiste et urbaniste, Robert Allsopp est surtout connu au Canada comme un chef de file en matière de design urbain. Au cours de sa brillante carrière à titre de professionnel ou d’enseignant, et dans le cadre de son engagement communautaire, il a contribué à œuvrer et à s’exprimer en faveur de milieux urbains accueillants, enrichissants et marquants. Membre du corps professoral de l’Université du Manitoba, puis de l’Université de Toronto, Bob a aidé des générations de designers à mettre en pratique son propre engagement en faveur d’une orientation holistique, ouverte et généreuse dans la création de lieux et en matière de renforcement de la collectivité. En 1979, il s’est joint au bureau de Toronto de Roger du Toit – un cabinet prônant une approche multidimensionnelle et inclusive de l’aménagement urbain. Depuis sa création en 1985, Bob demeure activement engagé dans le partenariat élargi Du Toit Allsopp Hillier (DTAH). Il est surtout reconnu pour ses projets de design urbain primés qui ont transformé le centre de la capitale nationale, notamment : l’implantation du Musée des Beaux-Arts et du Musée canadien de l’histoire; le boulevard de la Confédération (parcours d’honneur); la Cité parlementaire et la Cité judiciaire; et les politiques sur la « protection des panoramas » et de l’intégrité visuelle des édifices du Parlement et d’autres lieux marquants. Parmi ses autres projets remarquables, il faut mentionner les plans des campus des universités McGill, de Guelph, de Calgary, de l’Alberta, du Manitoba, Queens, de Regina et de cinq établissements de formation de la GRC; ainsi que des plans de centres-villes, de districts, de zones de transit et du domaine public à Toronto et dans la région du Grand Toronto, à Ottawa, à Regina et à Vancouver. Bob consacre un temps considérable à la collectivité locale et aux questions touchant les affaires civiques. Membre fondateur du Comité d’examen du design urbain de Toronto, il est actuellement membre du Toronto Preservation Board et de trois comités consultatifs communautaires locaux. Robert n. Allsopp est lauréat du prix Pinacle de l’OALA, du Prix du Conseil des arts, de la Bourse Fulbright et du Soane Medallion du Royal Institute of British Architects. Robert Norman et Robert N. Allsopp (Photo: J. Landry)

Edwin John Walker (2013)

Edwin John (Jack) Walker a étudié à l’Université de la Saskatchewan de 1950 à 1955 où il a obtenu un baccalauréat ès sciences en agriculture, avec spécialisation en horticulture. En 1960, M. Walker a ensuite obtenu un baccalauréat en architecture de paysage de l’Université de Californie à Berkeley. Après avoir travaillé pour un architecte paysagiste, un entrepreneur paysagiste et une pépinière commerciale dans la région de San Francisco, il a poursuivi ses études à l’Université du Michigan à Ann Arbor, où il a obtenu une maîtrise en architecture de paysage, en 1965. En 1966, M. Walker s’est joint à la Wascana Centre Authority, à Regina, à titre de directeur de l’entretien et du développement. Depuis 1975, M. Walker dirige Habitat Design Limited. Il fait partie du comité consultatif de conception de la Meewasin Valley Authority en plus d’être chargé de cours à temps partiel au département d’horticulture de l’Université de la Saskatchewan.

De g à d: E.J. (Jack) Walker et Claude Potvin. Photo: J. Landry

John C. Laird (2011)

Même si John Laird est né en Saskatchewan et a passé ses premières années dans cinq régions différentes du Canada, il aimait les paysages et les gens au nord du 60e parallèle, et il a fait d’Iqaluit son chez-soi. John a obtenu son diplôme de l’Université de Guelph en 1976, a travaillé à la planification de parcs en Ontario et en Colombie-Britannique pendant une décennie, puis s’est dirigé vers le nord, établissant Laird & Associates (Iqaluit et Yellowknife) en 1986, consacrant ensuite son énergie considérable aux paysages de l’Arctique pendant une période de changements rapides.

La protection de nombreuses réserves fauniques et rivières du patrimoine repose en grande partie sur sa planification et sa conception (rivière Hiukitak, rivière du patrimoine Coppermine). Où qu’il travaille, qu’il planifie des parcs territoriaux spectaculaires sur l’île de Baffin (Sylvia Grinnell et Mallikjuak), ou qu’il travaille dans les paysages escarpés des fjords de Clyde River, ou la conception de la place urbaine au cœur d’Iqaluit – John Laird a été le pionnier d’une renaissance de la planification dans le Nord. Il s’est fait le champion de la planification dans une perspective nordique, aidant les collectivités inuites et nordiques à raconter leur histoire au monde entier.

John a abordé la fondation de la Nunavut Association of Landscape Architects (NuALA) dans le même esprit, réunissant un petit groupe d'architectes paysagistes du Nunavut à l’occasion d’un déjeuner en 2002, et expose sa vision d’une nouvelle organisation qui respecterait l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut et la place des Inuits et des connaissances traditionnelles dans le travail d’architectes paysagistes.

Même s’il était gravement malade, John a travaillé à promouvoir le congrès historique de l’AAPC à Iqaluit, en imaginant graphiquement la poésie et la beauté de l’intronisation de nouveaux boursiers dans le paysage nordique : « Je peux déjà imaginer la photo de la cohorte de 2011, prise sur la toundra au pays du soleil de minuit », écrit-il.

Bien que John Laird n’ait pas vécu l’expérience du Congrès, ses amis ont promis que son fils en bas âge saurait que son père avait mené une vie passionnante et épanouissante qui comprenait des voyages allant de l’Afrique (avec le Nunavut Youth Abroad Program) dans certaines des régions les plus isolées de l’Arctique, par attelage de chiens, par motoneige et par bateau, seul ou en compagnie de chasseurs avec qui il a noué des amitiés chaleureuses. C’était un fervent propriétaire de traîneaux à chiens et il partageait ses talents musicaux avec la communauté par le violon et la cornemuse.

En 2011, l’AAPC lui a décerné à titre posthume un Prix pour l’ensemble de ses réalisations.

Fredreich Oemichen (2010)
Patrick Butler (2010)

Titulaire d’un B.Sc. en architecture de paysage de l’Université d’État de l’Iowa (1964), M. Patrick Butler s’est joint au Service des parcs et des loisirs de la ville d’Edmonton à titre d’architecte paysagiste. En 1965, il est nommé architecte paysagiste en chef pour la province de l’Alberta. En 1965, il devient membre de plein droit de l’AAPC. Il est l’un des membres fondateurs de l’AALA qu’il a présidée de 1976 à 1978.

En 1968, il fonde le cabinet Butler Krebes & Associates qu’il présidera jusqu’en 1997, année de la fusion avec ISL Engineering and Land Services. Chez ISL, il est l’architecte paysagiste principal et l’actionnaire responsable de la gestion des équipes interdisciplinaires. En 2013, il prend sa retraite et fonde son cabinet-conseil Butler Design Group Inc.

Au cours de sa carrière, Pat a dirigé plusieurs projets exceptionnels, notamment le Jardin botanique du Dévonien, le jardin japonais de Kurimoto et le parc Paul Kane. Il a été le principal expert-conseil d’un nouveau village urbain durable à Sherwood Park. Il a joué un rôle déterminant dans la création du programme de technologie de l’architecture paysagère de la Northern Alberta Institute of Technology. Au fil des ans, il a encadré de nombreux architectes paysagistes en Amérique du Nord. Il a présidé le Edmonton Design Committee, un comité de réglementation chargé d’améliorer le design urbain à Edmonton. Il siège actuellement à la River Valley Alliance. L’engagement de Pat auprès des organismes communautaires et sa capacité à représenter la profession d’architecte paysagiste a contribué à rehausser le profil des architectes paysagistes de l’Ouest canadien.

Macklin Hancock (2009)

Macklin Hancock est né à Nanjing, en Chine, dans un hôpital fondé et construit par son grand-père. Il grandit cependant au Canada : la famille Hancock rentre au pays en 1928, pendant la révolution nationaliste chinoise.  

Comme bon nombre des premiers pionniers du Canada, Macklin s’est immergé dans l’horticulture lorsqu’il était enfant. Son père, Marcus Leslie Hancock, a été professeur d’horticulture, d’abord en Chine, puis à Guelph, à son alma mater, le Collège d’agriculture de l’Ontario. Par la suite, Marcus établit la Woodland Nursery près de Toronto et, plus tard, fit don de sa remarquable collection de rhododendrons au Jardin botanique de Montréal.  Le jardin de rhododendrons, là-bas, et aussi celui de l’Université de Guelph, portent tous deux son nom. 

Macklin, lui aussi, obtiendrait un diplôme en horticulture à Guelph, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’est enrôlé dans l’armée canadienne où il a piloté des avions Spitfire jusqu’à la fin de la guerre.  Dans les années d’après-guerre, il a poursuivi l’architecture de paysage à Harvard, et remarquablement, tout en étant encore un étudiant a commencé la commission qui allait à la fois devenir sa thèse de Harvard, et établir sa réputation : la préparation du plan directeur pour la communauté de Don Mills.

Le promoteur torontois E.P. Taylor, qui avait acquis 835 hectares de terres entre deux branches de la rivière Don, envisageait une communauté de 35000 personnes sur le site. Taylor et le président de la compagnie, Karl Fraser, beau-père de Hancock, ont engagé Hancock, 27 ans, pour le concevoir. Le plan directeur obtiendrait finalement une reconnaissance internationale pour son centre-ville clairement défini, ses quartiers de logements modernistes sur de grands terrains, ses rues courbes et ses culs-de-sacs apaisants. En maintenant les services commerciaux aux périphéries, « Mack » a conçu un système révolutionnaire de parcs et d’espaces ouverts reliés par des sentiers, invitant la collectivité aux vallées fluviales et aux ravins de la ville. Don Mills devint rapidement un modèle d’urbanisme très étudié. 

En 1956, Hancock devient président et membre fondateur de Project Planning Associates Limited, un cabinet de consultation intégré qui a entrepris des centaines de projets sur cinq décennies. Les équipes de projet comprenaient des architectes paysagistes, des planificateurs et des ingénieurs – et, plus tard, des spécialistes de l’environnement et de la socioéconomique, travaillant sur des projets canadiens aussi divers que l’Expo67, la Place de l’Ontario, Meadowvale New Town et la Ville de Westminster. PPA a participé à de nombreux projets internationaux, notamment en Arabie (Université King Abdul), à Abuja, la capitale du Nigeria, à Saint-Pétersbourg, en Russie, à Xi’an, en Chine, et à des dizaines d’autres. 

Macklin Hancock a été président de l’OALA et de l’Institut canadien des urbanistes et a reçu de nombreux honneurs, dont un Prix d’excellence pour l’ensemble des réalisations de l’AAPC et l’Ordre de l’Ontario. En 1997, la Fondation du patrimoine ontarien a désigné Don Mills comme site patrimonial.

Michael Hough (2009)
Donald W. Graham (2008)

Diplômé de l’Université McGill, Don Graham a travaillé plusieurs années pour la Commission du district fédéral (maintenant la CCN). Son intérêt grandissant pour l’architecture de paysage l’a mené à la Graduate School of Design de Harvard. Il est ensuite revenu à Ottawa auprès de la CCN en 1958.

Six ans plus tard, il fonda D.W.Graham and Associates Limited, Landscape Architects, à Ottawa. Parmi l’éventail de projets réalisés par son cabinet, citons le Jardin des provinces à Ottawa, l’île Notre-Dame et le pavillon canadien d’Expo 67, l’aéroport de Mirabel, le Sparks Street Mall (1965) et le Carré Westmount à Montréal.  

Enseignant, Don a élaboré un programme de premier cycle « une majeure en architecture de paysage » au Département des ressources renouvelables de l’Université McGill et il a été professeur pendant plusieurs années au début des années 1980.  

Don est éventuellement retourné à la CCN où il a collaboré à de multiples projets au cours des années. Il a quitté la fonction publique à la fin des années 1980 pour travailler à nouveau comme expert-conseil dans le cadre de travaux internationaux complexes, notamment en Inde et au Népal. 

Il a pris sa retraite dans la région d’Iroquois (Ontario), près du fleuve Saint-Laurent. Il a fondé DIAMONDS Land Trust, ce qui lui a permis d’orchestrer des accords pour préserver l’accès du public au littoral et aux zones naturelles. Il a promu l’idée de créer une ceinture d’espaces ouverts le long de la rivière South Dundas au profit de la collectivité. 

Ancien président de l’AAPC et membre fondateur de l’AAPQ, il a collaboré avec ses collègues de partout au pays à la fondation, à l’évolution et à la promotion de la Fondation d’architecture de paysage du Canada de 1978 à 1988.

Donald Graham est décédé le 4 novembre 2017.

Garry Hilderman (2007)
Ron Williams (2007)

Professeur et directeur pendant longtemps à l’École d'architecture de paysage de l’Université de Montréal, Ron Williams, architecte paysagiste et architecte, est diplômé de l’Université  McGill en architecture (1964) et de la Sorbonne (Diplôme de civilisation française, 1965). Pendant les années 1960 et 1970, il travaillait à Montréal avec John Schreiber, architecte et architecte paysagiste, d’abord comme employé et ensuite comme associé. De 1970 à 1972 il a étudié  l’architecture de paysage à l’Université de Californie à Berkeley (MLA). 

En 1987 il s’est associé avec Vincent Asselin, Malaka Ackaoui et Sachi Williams afin de fonder l’agence d’architecture de paysage, d’urbanisme et de design urbain WAA Inc. (Williams, Asselin, Ackaoui et associés). Il a contribué à la conception et à la réalisation de plusieurs projets primes de ce bureau, y compris le Parc-Plage de l’Île Notre-Dame, le Biodôme de Montréal, ainsi que le Jardin de l’Espace Saint-Roch et le réaménagement de l’avenue Honoré-Mercier à Québec. 

Monsieur Williams est Associé (Fellow) de l’Association des architectes paysagistes du Canada (AAPC) et de l’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) et il a reçu, en 2007, le Prix d'excellence de l’AAPC pour l'ensemble de ses réalisations. Son livre Architecture de paysage du Canada était publié en 2014 par les Presses de l’Université de Montréal et la McGill-Queen’s University Press, en versions française et anglaise. Suivant la publication de son livre, il s’est embarqué sur une tournée promotionelle à travers le pays, bénéficiant de l’appui généreux de l’AAPC et des associations provinciales et régionales de l’architecture de paysage. Il continue à donner des conferences régulièrement aux collèges, associations horticoles, societies d’histoire et universités au Canada, ainis qu’aux États-Unis et en Chine. Il a été nommé membre de l’Ordre du Canada en juillet 2018.

Cornelia Hahn Oberlander (2006)

Depuis 65 ans, Cornelia Hahn Oberlander a collaboré à titre d’architecte paysagiste dans un large éventail de projets auprès d’architectes de renommée internationale, notamment Renzo Piano sur le New York Times Building, Moshe Safdie sur le Musée des beaux-arts du Canada et la Bibliothèque publique de Vancouver, et le regretté Arthur Erickson sur le Robson Square et le Musée d’anthropologie. Tous les projets sont basés sur des concepts de design et des études sur les caractéristiques sociales, culturelles et physiques d’un lieu donné. Dans chaque projet, elle tente de marier les aspects artistique et scientifique de la profession. Cornelia a toujours été attentive à l’environnement et elle est une chef de file dans la recherche de solutions vertes.

En remettant l’Ordre du Canada à Cordelia, la gouverneure générale a souligné : « Première architecte paysagiste du Canada, elle est reconnue pour intégrer ses conceptions architecturales à l’environnement naturel, tout en y ajoutant une nouvelle vision et une dimension unique. Son expertise technique s’allie à son souci d’exprimer des concepts culturels, sociaux et environnementaux dans ses œuvres et se reflète dans ses nombreux projets pour les jeunes, les aînés et le grand public. »

Titulaire d’un diplôme du Smith College (1944) et d’un diplôme de la Graduate School of Design de Harvard (1947), Cornelia est également titulaire de dix diplômes honorifiques.

En 2011, la Fédération internationale des architectes paysagistes lui a décerné le plus grand honneur, le Prix Sir Geoffrey Jellicoe, pour ses efforts visant l’édification d’un avenir plus écologique au cours des nombreuses années de sa pratique professionnelle. En 2012, l’American Society of Landscape Architects lui a décerné le plus grand honneur, la Médaille de  l’American Society of Landscape Architects. En 2016, elle a reçu le Margolese National Design for Living Prize, soulignant sa contribution au milieu de vie de tous les Canadiens, ainsi que la première Médaille du Gouverneur général en architecture de paysage. En 2017, elle a reçu la médaille de la Fondation des architectes paysagistes du Canada. En 2018, Cornelia a été nommé Compagnon de l’Ordre du Canada. Cornelia a été présenté dans le livre "Protectors of the Planet : Environmental Trailblazers from 7 to 97" de Jamie Bastedo.

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