Collectivité de Don Mills


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Three men in fedoras looking out at a housing development

« La conception du projet était audacieuse, risquée et sous la direction de Macklin Hancock, un jeune homme de 27 ans, originaire de Mississauga. »
– Toronto Star, 2016 (Image : archives du Toronto Star)

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Faits en bref
 

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Nom
Plan d’aménagement de Don Mills

Type d’aménagement 
Ville périurbaine avec de vastes zones de conservation

Emplacement
Toronto, district de North York
Carrefour communautaire Don Mills : avenue Lawrence et chemin Don Mills
Coordonnées GPS : 43° 44' 8.22" N / -79° 20' 21.78" O

Chronologie
Lancé en 1953

Administrateur
Ville de Toronto 
Désignée site du patrimoine de l’Ontario (1997)
Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA)

Architectes paysagistes
Macklin L. Hancock (1925-2010), Directeur de l’aménagement (1953), avec son adjoint Douglas Lee, architecte

Legs 
Urbanisme et aménagement urbain

Introduction

(Image : archives du Toronto Star)

Dans les années d’effervescence qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, la région métropolitaine de Toronto est devenue l’une des villes les plus dynamiques d’Amérique du Nord. Alors que les citoyens optimistes réclamaient de nouvelles automobiles et de nouvelles maisons, l’industriel E. P. Taylor a proposé d’aménager une nouvelle ville de banlieue.   
Taylor possédait une terre de 833 ha au bord de la rivière Don, un paysage vallonné et verdoyant. C’est à cet endroit, à 11 km au nord-est du centre-ville de Toronto, qu’il a demandé à Meckling Hancock, un jeune urbaniste et architecte paysagiste qui étudiait à Harvard, de concevoir une nouvelle ville.

Le plan directeur de Hancock marquait une rupture audacieuse. La Don Mills Development Corporation, rapidement constituée, proposait une ville moderniste et autosuffisance qui pouvait accueillir 35 000 citoyens. La future ville, développée uniquement par l’entreprise privée, était la première collectivité à grande échelle de l’après-guerre au Canada.

Don Mills n’est pas une banlieue comme les autres. Hancock adopta le concept de la cité-jardin, une philosophie inspirée des enseignements de Sir Ebenezer Howard qui proposait un aménagement urbain avant-gardiste. Il s’agissait d’une ville adaptée à l’ère automobile, avec d’élégantes rues ouvertes, de grands terrains et un réseau de promenades piétonnes et de parcs séparés des voies d’accès très fréquentées.

Hancock s’est distingué par la mise en valeur des « zones inconstructibles », traditionnellement négligées, en conservant une ceinture verte de forêts et de ravins. Quatre quartiers, avec leurs écoles et leurs églises, entourent un centre commercial. Sur le plan architectural, la ville offre une grande variété de maisons primées de conception moderne et originale, construites selon de strictes normes. La zone industrielle est située en périphérie de la ville.                

En l’espace d’une dizaine d’années, la ville est devenue un modèle d’aménagement périurbain, faisant de Hancock un concepteur urbaniste de renom. Aujourd’hui, son plan directeur de Don Mills demeure en grande partie intact, un héritage exceptionnel en matière d’urbanisme.

En savoir plus sur Don Mills

Faire croître une ville en construisant une banlieue

(Image : Profil du Collège des fellows de l’AAPC)
(Image : The Cultural Landscape Foundation, Paysages, quartier de Don Mills)

Le plan directeur de Macklin Hancock a été élaboré alors qu’il n’avait que 27 ans. Né en 1925 et vétéran de la Seconde Guerre mondiale, Hancock a opté pour l’Université Harvard, qui proposait alors des approches novatrices, voire révolutionnaires, de l’urbanisme et de l’aménagement de cités-jardins. Hancock, nommé directeur de l’aménagement de Don Mills en 1953, et son assistant, l’architecte Douglas Lee, ont conçu une ville modèle qui humanisait la vie urbaine à l’ère de l’industrie et de l’automobile.

Don Mills est à l’origine d’une nouvelle vision de la croissance urbaine. La nouvelle agglomération révolutionnaire était située bien au-delà des limites actuelles du centre urbain. Cette idée radicale d’aménagement urbain, moderne et autonome, qui intègre l’emploi local, est à la base des grands projets immobiliers privés d’aujourd’hui.

(Image : The Cultural Landscape Foundation, Paysages, quartier de Don Mills)

Si l’aménagement donne le ton, l’architecture a également distingué Don Mills. Pas de maisons à l’emporte-pièce ici! La ville s’enorgueillit de ses maisons modernistes bâties sur de grands terrains et de ses logements primés et abordables sous forme de maisons en rangée et d’immeubles d’appartements de faible hauteur, favorisant ainsi la croissance d’une véritable ville à revenus mixtes.

Les concepteurs ont aménagé la zone industrielle à la périphérie de la ville en protégeant les arbres et les espaces verts. Les promenades piétonnes offrent des itinéraires sécuritaires dans les parcs pour se rendre aux écoles et au centre-ville. La diversité des logements, les places privées et publiques et l’atmosphère distincte des quartiers ont inspiré l’aménagement des nouveaux projets immobiliers ayant un fort sentiment d’appartenance.

Les principes élaborés par Don Mills sont à la base de l’approche révolutionnaire de Hancock. Il est membre fondateur de Project Planning Associates Limited (PPA), qu’il a présidé pendant plus de 45 ans. Cette entreprise pluridisciplinaire a servi de tremplin à de nombreux professionnels visionnaires. PPA emploie des urbanistes et des architectes, des ingénieurs en infrastructure et en transport, ainsi que des spécialistes de l’environnement et des questions socio-économiques. Cette intégration a donné naissance à une nouvelle approche d’expert-conseil dont les architectes paysagistes sont au cœur de la planification. Les anciens étudiants de PPA ont à leur tour lancé leur carrière et fondé des cabinets d’avant-garde partout au pays.

Terrain d’essai : un aménagement adapté à la Terre

(Image : Archives du Toronto Star)

L’aménagement distinctif de Don Mills, le réseau entrelacé de parcs et de sentiers de la ville, ainsi que l’intégration d’une ceinture de verdure a créé un cadre paysager et une identité unique. Le plan de Hancock visait à bâtir une communauté, à créer des lieux de contact avec la nature et d’interaction sociale au sein d’espaces verts parsemés d’allées piétonnes, de centres civiques et de paysages sauvages.

Hancock a d’abord évalué les lieux en vue d’établir un plan de rues et de sentiers qui permettaient aux enfants de marcher jusqu’à l’école sans devoir traverser les artères de circulation. Dès les premières années, il s’est assuré que l’aménagement des infrastructures publiques n’abîmait pas les éléments et la topographie naturels du site. Sa sensibilité à l’égard des « zones inconstructibles », souvent négligées – ravins, boisés, berges et relief accidenté – était essentielle à la richesse écologique de la ville. Le concept de ceinture verte, unique à l’époque, protégeait les ravins de Wilmet Creek et le corridor de la rivière Don, des secteurs proches de la zone résidentielle dont les citoyens profitent encore aujourd’hui tout au long de l’année.

(Image : Vue aérienne de Don Mills, 1957, série 12, dossier 1957, Ville de Toronto)

À l’époque, la conservation des ravins avait capté l’attention des environnementalistes, dont Charles Sauriol, écologiste de renom, ainsi que de la Don River Conservation Authority (plus tard intégré à l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région). Au fil du temps, ils sont devenus du domaine public pour les générations futures, ouvrant ainsi la voie aux plans de conservation de parcs et d’espaces verts dans de nombreux secteurs du Grand Toronto.


(Image : The Cultural Landscape Foundation, Paysages, quartier de Don Mills)
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La Collection des paysages culturels patrimoniaux met en lumière les réalisations qui ont eu un impact durable dans le domaine de l'architecture de paysage et sur les communautés à travers le Canada.

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