ENJEU CLIMATIQUE: Inondations riveraines, évènements pluvio-hydrologiques plus fréquents et intenses, dégradation écologique | SECTEUR: Architecture de paysage, infrastructures vertes, écologie et hydrologie | PHASE DU PROJET: Projet initial terminé. Nouveaux projets en cours de réalisation | TYPE DE MESURE: Protection écosystémique contre les inondations, restauration des habitats humides | TYPE DE MILIEU: Milieu humide côtier/rives d’eau douce
Présentation du projet
Le programme de restauration des milieux humides de la rivière Niagara (NRCWR) est un projet binational Canada–États-Unis visant à restaurer les milieux humides essentiels le long de la rivière Niagara. Au Canada, il est piloté par la Commission des parcs du Niagara (NPC) dans le cadre du Plan d’assainissement, qui vise à retirer la rivière Niagara des secteurs préoccupants des Grands Lacs à l’aide d’aménagements fondés sur la nature, des deux côtés de la rivière. Grâce à la bio-ingénierie et à la renaturation des rives, le programme NRCWR permettra non seulement d’améliorer la qualité de l’eau et de restaurer des habitats riverains essentiels, mais aussi d’assurer une protection contre l’érosion le long des rives dégradées.
Emplacement: Niagara Falls et Fort Érié (Ontario)
Intervenants: Harrington McAvan Ltd. (architectes paysagistes), Commission des parcs du Niagara (client, gestion de projet), ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (responsable du projet), Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara (gestion de projet)
Organismes/ programmes de financement: Divers projets dans les milieux humides côtiers – Commission des parcs du Niagara, Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Parcs Canada, Environnement et Changement climatique Canada, milieux humidex de Gonder’s Flats – Canards illimités Canada, Ontario Land Trust Alliance, Niagara Community Foundation et Land Care Niagara.
Enjeux: Inondations riveraines, dégradation des habitats, perte de biodiversité, érosion côtière, faible stabilité des pentes
Mesures: Restaurer les milieux humides essentiels de la rivière Niagara à l’aide de techniques de bio-ingénierie et de renaturation des rives pour améliorer la qualité de l’eau, restaurer les habitats riverains essentiels et limiter l’érosion des rives dégradées.
Résultats: régénération écologique, mesures écosystémiques contre les inondations, création d’habitats, mesures contre l’érosion des rives, rétablissement de la biodiversité, développement communautaire, aménagements publics et récréatifs
Responsable de l’étude de cas: Commission des parcs du Niagara (NPC)
Contexte du projet:
En 1987, la rivière Niagara a été classée parmi les 43 « secteurs préoccupants des Grands Lacs», ce qui a conduit au Plan d’assainissement de la rivière Niagara (Ontario), une initiative fédérale-provinciale pour restaurer la qualité de l’eau et la santé des écosystèmes. Ce n’est toutefois qu’en 2015 que le programme NRCWR a pris forme, après une évaluation des ressources halieutiques réalisée par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MNR), qui a révélé un fort déclin de la vie halieutique lié à la perte importante (75 %) des habitats riverains en raison de mauvaises pratiques de gestion des sols. En réponse, le MNR et la Commission du parc du Niagara (NPC) ont lancé, dans le cadre du plan d’assainissement, un projet de restauration des habitats dégradés et de rétablissement écologique le long de la rivière Niagara.
À la même période, dans le cadre d’un partenariat entre la NPC et l’État de New York, Steve Barnhart (architecte paysagiste à la NPC) a été invité à visiter des projets de restauration du côté américain (New York). Cette visite a été déterminante, car elle a permis à la NPC d’analyser les points forts et faibles de ces initiatives, d’acquérir des connaissances techniques et de trouver l’inspiration pour mettre en œuvre des initiatives similaires du côté canadien. Le projet initial, qui prévoyait la restauration des habitats halieutiques, a évolué vers une restauration plus large fondée sur la nature visant à rétablir la biodiversité et à renforcer la résilience climatique des rives dégradées de la rivière Niagara.
Comprendre et évaluer les impacts:
Jadis, le Haut-Niagara, de Fort Érié aux chutes du Niagara, était bordé de milieux humides, d’une grande richesse écologique, composés d’une végétation aquatique submergée et émergente, un habitat essentiel à la vie faunique. Le niveau de la rivière Niagara connaît d’importantes fluctuations en raison des conditions variables du lac Érié, où la configuration des vents exerce une forte influence sur le niveau de l’eau. Pour limiter l’érosion causée par ces fluctuations, la rive a été, au fil du temps, durcie par de gros blocs rocheux et d’autres matériaux structuraux, ce qui a entraîné la perte d’habitats riverains naturels, en particulier les milieux essentiels aux poissons et aux espèces aquatiques. Il s’agissait d’une occasion de restaurer les caractéristiques naturelles du rivage en adoptant une approche conceptuelle fondée sur la nature qui réduit les risques d’inondation et d’érosion, et qui améliore les fonctions écologiques en rétablissant la végétation indigène et les habitats fauniques.
En plus de la réintroduction d’espèces végétales indigènes, le programme NRCWR insiste sur la gestion des espèces envahissantes en vue de former un rivage résilient et de restaurer la santé de l’écosystème. En matière de résilience climatique, le succès se mesure par la surveillance de certaines espèces comme indicateur écologique – en particulier le rétablissement des espèces de poissons et de végétaux indigènes.
En 2019, le Plan de restauration des habitats préparé par le New York State Department of Environmental Conservation a délimité environ 40 ha d’habitats en eau peu profonde et de milieux humides essentiels à la restauration du côté américain de la rivière. Une évaluation des rives canadienne, réalisée en 2021, a révélé qu’environ 23 % des rives canadiennes avaient été durcies. Cette évaluation a déterminé que sept emplacements le long du Haut-Niagara étaient idéaux pour la restauration des milieux humides, en fonction de leur faisabilité, de leurs caractéristiques et de leur emplacement. En 2021, une étude riveraine, dans le cadre d’une évaluation globale du Haut-Niagara, a identifié 26 lieux supplémentaires sur un tronçon de 10 km, destinés à l’amélioration et à la gestion des habitats riverains (réduction du fauchage, élimination d’espèces envahissantes, plantation de végétation indigène).
Données climatiques et prise de décision:
Les données et projections climatiques ont orienté de multiples aspects du projet, notamment la sélection des espèces et la création d’habitats. Les données écologiques du MRN ont encadré l’aménagement des habitats piscicoles afin d’assurer leur résilience à long terme. La NPC a utilisé sa formule « 5-10-20 » pour préparer le plan de plantation et limiter à 5 % la proportion d’une même espèce, à 10 % d’un même genre et 20 % d’une même famille. Planter un ensemble d’espèces végétales adaptées à l’évolution climatique et réduire le risque qu’un seul facteur de stress (p. ex. une épidémie) décime tout l’écosystème. Tout au long du projet, la sélection des espèces végétales a tenu compte des changements prévus dans les zones climatiques.
Au début du projet, on a modélisé l’effet des vagues le long du rivage à l’aide de modèles de projection climatique pour le lac Érié. Cette analyse a révélé que l’activité des vagues pouvait atteindre 1,5 m de hauteur, et qu’il était préférable de privilégier des solutions fondées sur la nature pour absorber et dissiper l’énergie des vagues. Ces mesures protègent la rive, améliorent l’habitat halieutique et apportent des avantages aux citoyens. Les premières décisions conceptuelles reposent sur des preuves évidentes de changements environnementaux dans la rivière Niagara, notamment la hausse de la température de l’eau, les inondations imprévisibles et le déclin de la biodiversité. La perte de biodiversité, en particulier, est un enjeu qui va s’intensifier avec le réchauffement en cours et prévu des eaux du lac.
Mesures:
Face aux pressions climatiques croissantes sur les écosystèmes aquatiques, le programme NRCWR a été lancé pour contrer le déclin des milieux humides riverains, améliorer la biodiversité et la qualité de l’eau, et créer un environnement résilient et un rivage naturel adapté aux phénomènes météorologiques extrêmes grâce à l’utilisation stratégique de la végétation indigène. Le rétablissement de la biodiversité est un objectif de performance clé conformément au cadre d’utilisation bénéfique altéré (BUIS), avec une cible de 75 % du rivage végétalisé. Le cadre des «BUI» a défini les objectifs de rétablissement en se fondant sur des indicateurs écosystémiques et des avantages environnementaux (et autres avantages économiques et sanitaires) des Grands Lacs.
Selon les concepts élaborés en 2015 par l’architecte paysagiste Glenn Harrington (Harrington McAvan Ltd.), l’objectif principal était de reproduire les écosystèmes riverains naturels en ancrant des arbres et de la végétation indigène le long des berges. Cette approche visait à créer des zones côtières plus calmes qui soutiennent les aires de croissance et de frai des poissons, qui offrent de l’ombre et un abri, des températures modérées de l’eau et protègent la vie aquatique contre les facteurs de stress climatique. La végétation ancrée est composée de frênes morts, victimes de l’agrile du frêne, un insecte envahissant dans les parcs du Niagara, ainsi que des sapins de Noël recyclés, donnés par les citoyens. La Stratégie de gestion de la foresterie urbaine (2018) a par la suite renforcé ces principes de restauration en officialisant la pratique de conservation des arbres morts pour la réalisation de projets.
Malgré les raisons écologiques et climatiques qui justifient la restauration du littoral (absorption hydrique, capacité de refroidissement et rétablissement de la biodiversité), la perception publique a nécessité une réponse ciblée durant la phase de planification pour répondre aux préoccupations esthétiques et aux craintes que la création d’une zone humide côtière n’entraîne une augmentation des moustiques, des odeurs et la perte d’espaces verts. Pour surmonter ces préoccupations, une campagne d’éducation et de consultation publique a été menée sur les services écologiques essentiels et les avantages climatiques à long terme des paysages naturalisés. En présentant des projets de restauration réussis, en particulier du côté américain de la rivière Niagara, le récit est progressivement passé d’un secteur « négligé » à un secteur vivant essentiel à l’adaptation climatique, à la restauration de la biodiversité et au bien-être de la collectivité.
Résumé des intentions conceptuelles:
- Atténuer les impacts du durcissement des berges le long de la rivière Niagara, qui a contribué à l’érosion, à la dégradation des habitats et à la perte d’espèces aquatiques.
- Améliorer la qualité de l’eau pour retirer la rivière Niagara de la liste des Secteurs préoccupants des Grands Lacs.
Mise en œuvre:
De nombreux sites du programme NRCWR sont stratégiquement situés à l’embouchure des ruisseaux qui se déversent dans la rivière Niagara. L’utilisation combinée de techniques de bio-ingénierie et de techniques fondées sur la nature s’est avérée essentielle pour atténuer l’érosion des berges, restaurer les habitats riverains et retenir les sédiments et les graines de ces affluents. Le champ d’application du projet initial, qui prévoyait la restauration des habitats halieutiques, s’est élargi à mesure que d’autres espèces, en particulier les oiseaux, ont commencé à revenir pendant la mise en œuvre, illustrant ainsi le lien étroit entre la création d’habitats et la protection des rives.
La mise en œuvre a débuté en 2016 avec le ruisseau Usshers, qui a servi de projet pilote à petite échelle avant l’expansion du programme NRCWR. Le projet s’est ensuite dirigé vers les milieux humides de Gonders Flats (achevée en 2018), qui sert de zones de débordement des crues, qui soutient la rétention de l’eau et la restauration des habitats, tout en atténuant les inondations routières. Le projet Gonders Flats a également permis d’affiner les méthodes et de constituer une base de données évolutives afin de suivre l’évolution et la résilience des habitats face aux pressions climatiques.
Les mesures de restauration des rives reposent sur la plantation de fleurs sauvages, de graminées, d’arbustes et d’arbres indigènes, qui constituent une alternative vivante et naturelle aux infrastructures rigides. Des espèces végétales ont été sélectionnées pour leur capacité à prospérer dans les milieux humides, à améliorer la qualité de l’eau, à favoriser la restauration de la biodiversité et à retenir les crues. Afin de réduire les impacts thermiques sur la vie aquatique, la végétation a été plantée de manière à ombrager les berges. L’idée de Harrington d’ancrer des arbres, de gros blocs de pierre, des mottes de racines et des branches de conifères au fond de la rivière s’est révélée très efficace dès le début. Cette approche a permis de ralentir le débit, de favoriser le dépôt de sédiments et de stimuler l’implantation de la végétation en créant des microhabitats qui stabilisent les berges et offrent un abri aux jeunes poissons.
Résultats et suivi:
Le programme NRCWR est un modèle d’aménagement climato-écologique qui démontre qu’il est possible de restaurer la forme et les fonctions naturelles des écosystèmes pour atteindre des objectifs d’adaptation sans recourir à des ouvrages lourds. Cette initiative a permis de restaurer huit milieux humides (5 ha) et près de deux kilomètres de rive, et de planter plus de 30 000 arbres, arbustes et fleurs sauvages indigènes. Le rétablissement de la biodiversité a été immédiat et mesurable. La vie halieutique continue de bénéficier de la bonne santé des milieux humides, avec une augmentation notable des espèces indigènes d’eau douce, notamment l’achigan à petite bouche, le maskinongé, le doré jaune et la perchaude. Les premiers résultats indiquent le retour d’espèces d’oiseaux qui n’avaient pas été observées depuis 50 ans, autre démonstration que la naturalisation permet le rétablissement de la biodiversité.
Les citoyens ont accueilli très favorablement le programme NRCWR, et ses avantages sont largement reconnus, en particulier, l’utilisation de bois mort dans la rivière. De nombreux citoyens sont devenus des ambassadeurs des milieux humides et font régulièrement rapport à la NPC sur la santé faunique du milieu, et les conseillent en matière de financement pour élargir le programme. La science citoyenne joue un rôle central dans le suivi des résultats. Des stations de photo-surveillance ont été installées à divers endroits afin de permettre aux visiteurs de contribuer aux observations à long terme du rétablissement écosystémique du milieu via des bornes QR et la plateforme iNaturalist. Des stations photographiques ont également été installées pour documenter en continu l’évolution du milieu et soutenir la gestion adaptative et la mobilisation citoyenne. Un manuel de gestion responsable a été préparé à l’intention des citoyens pour renforcer leur rôle dans la conservation.
La NPC collabore avec Pêches et Océans Canada et le MRN pour la surveillance de la biodiversité et la collecte de données, en effectuant des échantillonnages de référence à long terme pour le suivi de la restauration des espèces et des fonctions écologiques. La surveillance comporte des évaluations visuelles de la santé des végétaux et de la présence de poissons, ainsi que le suivi des espèces envahissantes. Deux sites financés par Parcs Canada fournissent des données continues sur le rétablissement de la biodiversité pour orienter les prochaines stratégies de restauration fondées sur le plan d’assainissement.
La collaboration interdisciplinaire et l’expertise des organismes concernés, notamment le MNR et l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara, ont été essentielles au succès du programme. Leurs efforts concertés ont permis de faire connaître l’importance de ces projets au public et aux parties intéressées, et d’obtenir des fonds. Le partenariat avec le Department of Environmental Conservation de l’État de New York, qui pilote les initiatives du côté américain de la rivière Niagara, a également été déterminant. Il a permis à la NPC de tirer des enseignements précieux et de multiplier les occasions d’obtenir du soutien grâce à son succès.
Points saillants:
L’architecte paysagiste a joué un rôle essentiel dans la réussite du programme NRCWR en harmonisant la conception, l’écologie et la mobilisation citoyenne. Glenn Harrington, l’architecte paysagiste principal du projet, a introduit un concept novateur : l’ancrage de frênes morts, victimes de l’agrile du frêne, dans la rivière Niagara pour créer des habitats adaptatifs à faible coût. M. Harrington a également élaboré les concepts et les plans de construction, et déterminé les milieux humides appropriés, notamment le milieu de Gonders Flats. Il a piloté les communications avec la haute direction, les partenaires et les autres parties intéressées pour assurer leur bonne compréhension et leur soutien. Les travaux de M. Harrington illustrent le rôle intégrateur des architectes paysagistes dans la traduction des objectifs écologiques en aménagements fonctionnels et adaptés au climat.
À titre d’architecte paysagiste au sein de la NPC, Steve Barnhart a également joué un rôle central dans la réussite des projets du NRCWR. Il a promu, dès le départ, l’initiative auprès de la NPC pour obtenir le soutien et l’approbation nécessaires de la haute direction. Sa contribution est significative, car cette initiative dépassait la portée des travaux antérieurs de la NPC en matière de restauration environnementale. M. Barnhart a également contribué à la réussite du projet en supervisant les divers éléments conceptuels. Son apport a été essentiel à la concrétisation de la vision de Harrington. Avec M. Barnhart, la vision de Harrington a ensuite été élargie par Rich McAvan, qui a depuis influencé les stratégies globales d’adaptation au changement climatique de la NPC en démontrant que les approches fondées sur la nature permettent d’atteindre trois objectifs majeurs : la restauration de la biodiversité, le renforcement de la résilience côtière et l’intégration communautaire.
Prochaines étapes:
Le programme NRCWR était achevé, mais les résultats et l’appui des citoyens lui ont donné un second souffle. Récemment, deux nouveaux sites se sont ajoutés et font l’objet de travaux de restauration des rives. Des recherches collaboratives avec l’Université Brock sont également en cours pour documenter les résultats et les impacts du programme sur l’hydrologie, la succession végétale et le fonctionnement des écosystèmes dans des conditions climatiques évolutives. S’ajoute aux travaux en cours le raffinement de la formule de diversité des espèces adaptée aux conditions du sol et au microclimat, ainsi que la surveillance continue des populations de poissons et de végétaux.
Les travaux à venir porteront sur l’éducation et la mobilisation citoyenne, en veillant à ce que les résidents apprécient et valorisent les paysages restaurés dans le cadre du Plan d’action climatique de Niagara Parks, récemment adopté. En 2021, les partenaires du Plan d’assainissement ont préparé la Stratégie de déclassement de la rivière Niagara, pour des données à jour sur les BUIs (utilisations bénéfiques altérées) restants de la rivière Niagara. Actuellement, cinq utilisations bénéfiques sont encore considérées comme « altérés » du côté canadien de la rivière Niagara.
Ressources:
- Niagara Parks (2023) - Niagara River Coastal Wetland Restoration Project - Wetlands PDF
- Niagara Parks - Shoreline Management at Niagara Parks
- Niagara River Remedial Action Plan - Bi-National Restoration Project
- Niagara River Remedial Action Plan - Track the Progress
- New York State Department of Environmental Conservation - Habitat Restoration Plan: Niagara River Area of Concern
- Gouvernement du Canada – Grands lacs: Secteurs préoccupants
- Niagara River Remedial Action Plan – Niagara River (Ontario) Remedial Action Plan (RAP),
- Niagara River Remedial Action Plan – Bi-National 'Habitat' board PDF (2019)
- Niagara Climate Change Action Network – Urban Forestry Management Strategy (2018)

Cette étude de cas a été préparée et rédigée par Sabrina Careri (Design Communications) au nom de l'AAPC.
Elle fait partie de la série d'études de cas ADAPTerre, une ressource éducative et un outil de sensibilisation développés par l'AAPC avec le soutien du Programme d'adaptation aux changements climatiques de Ressources naturelles Canada.