Ce projet, qui a nécessité une solide analyse, répond adéquatement à une situation contextuelle. La modularité des composants confère flexibilité et variabilité aux écoducs, ce que démontrent clairement les diapos. Ce projet est considéré comme un modèle d’écoduc et fait montre de sensibilisation à l’environnement et d’innovation. Le rôle essentiel de l’architecte paysagiste dans ce projet unique met en relief la diversité des travaux et les relations de collaboration que peut diriger notre profession.
Le concept d’une structure de passage faunique est révolutionnaire, car il va au-delà du modèle classique d’écoduc. Il utilise un nouveau matériau, plus solide et plus rentable, propose une configuration modulaire applicable à n’importe quel site n’importe où dans le monde, et dessert une zone faunique plus vaste en rejoignant des secteurs du paysage où les animaux ont tendance à se rassembler. Les architectes paysagistes n’ont pas toujours pris part à la conception de passages fauniques; notre concept et nos idées placent les architectes paysagistes à l’avant-plan de cet important débat, créant un nouveau rôle pour nous. Ce projet fait montre d’un effort de collaboration entre architectes paysagistes, ingénieurs et écologistes, un partenariat qui pourrait ouvrir de nouvelles portes pour les architectes paysagistes. La conception d’un passage faunique a été réalisée en apprenant d’abord à connaître davantage le monde animal, leur comportement et leurs préférences, ce qui nous a menés à une approche unique fondée sur la psychologie animale.